Analyse de l’organisation des votes





Analyse de l’organisation des votes par correspondance de septembre et octobre 2020

et

Propositions d’amélioration pour les votes à venir



A) l’envoi du matériel de vote

Pour des votes par correspondance, on envoie le matériel de vote à ceux qui ont le droit de vote !

Or, ce n’est pas ce qui a été fait, car le fichier des adhérents n’était pas à jour.

L’envoi a été fait le 16 septembre, à 3 159 personnes. Le paiement de leur cotisation n’avait pas été vérifié. Il est apparu que certaines n’étaient pas adhérentes, n’avaient donc pas le droit de vote, et n’auraient pas dû recevoir un courrier interne à l’association.

Pendant toute la durée du vote par correspondance, la liste de ces 3 159 personnes a été utilisée par les organisateurs nîmois du vote. Alors, le vote terminé, le secrétaire Armand Stroh leur a demandé d’y supprimer 252 noms. Les raisons de cette exigence -des cotisations impayées-, et le moment où elle a été faite -la veille du dépouillement-, montrent une désorganisation certaine. D’autant que tout est resté opaque, du nombre de personnes sur le fichier remis au départ, aux critères de cotisations utilisés. L’organisateur nîmois qui avait accepté de prendre en charge la réception des enveloppes a eu le gros travail d’enlever des noms et des enveloppes, en une soirée. La “liste électorale” obtenue contient 2 907 noms, et est restée invérifiée.

Sur le compte-rendu du CA du 21 octobre, les 3 159 personnes qui ont reçu le matériel de vote sont dites “adhérents sur notre fichier au 15 / 9”, et les 2 907 restantes sont qualifiées de “inscrits à jour de leur cotisation”. Ces expressions sont incompréhensibles.

Il y a donc eu d’importants dysfonctionnements.

Des modifications de fond sont à faire :

– Les mots adhérent et inscrit doivent être redéfinis. D’autres associations ou mutuelles mentionnent des dates ou périodes limites, et bannissent les expressions du genre “à jour de sa cotisation”. Il serait utile de s’en inspirer.

– La liste électorale (= “les inscrits”) doit être terminée avant l’envoi du matériel de vote

– La liste électorale doit être vérifiable et incontestable

Son établissement sans contrôle par le seul secrétaireArmand Stroh vient de montrer ses limites. Armand indique qu’il “souhaite transférer certaines de ses fonctions à d’autres” (compte-rendu du CA du 21 octobre). C’est l’occasion !

– Le coût de l’envoi du matériel de vote peut être réduit.

Il suffit de mettre en place l’envoi électronique, et de réserver l’envoi postal à ceux qui n’ont pas d’adresse de messagerie. (pour les 252 personnes qui auraient dû ne rien recevoir, le surcoût d’imprimerie et d’envoi postal a été important)

– Unecommission électorale“devrait être mise en place au plus tôt.

Elle permettra que les prochains votes, prévus dans quelques mois, ne puissent pas être remis en cause, contrairement à ceux-ci.





B) le dépouillement

Le dépouillement a été extrêment long et stressant, et le final très contestable. Des bénévoles de l’antenne de Nîmes sont partis avant la fin, exténués, car ayant largement dépassé le nombre d’heures de présence prévu. Ce sont la présidente, le secrétaire, et une administratrice, arrivés vers 17h, qui les ont remplacés, en contradiction flagrante avec tous les efforts de rigueur de la journée ! Ils ont fini vers une heure du matin.

La méthode retenue pour le comptage n’a pas vraiment donné satisfaction, car longue, et difficile à vérifier en cours de travail (cochage de certaines des 35 000 cases d’un tableau informatique).

Des améliorations sont possibles :

– Le lieu, la durée, le nombre de bénévoles, doivent être revus.

– Des consignes aux bénévoles qui dépouillent sont nécessaires.

Ce n’est pas au dépouillement que l’on devrait discuter pour savoir que décider en cas de vote de couple, enveloppes sans numéro d’adhérent, bulletins mal barrés, etc. La commission électorale pourrait fabriquer un document qui dirait quoi décider.

– Des consignes aux organisateurs sont également nécessaires.

La commission électorale les fournirait, en s’inspirant du code électoral de la République (bulletins rassemblés par paquets de cent, décompte par marques de cinq sur un papier, etc).



C) le lien avec les finances d’Ultime Liberté

A l’occasion de ces votes, pour la première fois, une information officielle sur le nombre des adhérents a été fournie (compte-rendu du CA du 21 octobre). La création de notre groupe UL 2020 a permis ce très léger déblocage, dont nous nous félicitons.

Hélas, les nombres fournis ne sont pas fiables : 2907 adhérents, ou 3159, ou autre ?

Il est temps de pouvoir connaître le nombre des adhérents, à toute date à laquelle on en a besoin. L’omerta sur ce nombre, donc sur les finances, dure depuis onze ans.

Nous disposons d’un tableau édifiant, qui complète notre étude du rapport financier soumis au vote (sur notre site, voir “archives”)

période, ou date

en rouge, chiffres et vocabulaire officiels

en bleu, les résultats de nos calculs, avec une cotisation à 22€

année civile 2019

54 380,70 € cotisations encaissées en 2019

2471 personnes

1er juillet 2020, jour du dépouillement du vote sur les statuts

2742 inscrits à jour de cotisation

60 324 €

15 septembre 2020, veille de l’envoi du matériel de vote

3159 adhérents sur notre fichier

69 278 €

16 octobre 2020, jour du dépouillement

2907 inscrits à jour de leur cotisation

63 954 €

commentaires

Les écarts extrêmes sont de 688 personnes, et de 14 978 €

Ce tableau montre qu’il n’y a aucune information financière officielle solide. Même en tentant de prendre en compte les décalages dans le temps, les écarts restent inexplicables. 15 000 € non élucidés !

Il faut mettre en place un système fiable et transparent des fichiers adhérents, cotisations, recettes. L’organisation actuelle, dévolue, sans aucun contrôle, au secrétaire, et, de façon accessoire, au trésorier, n’est déontologiquement pas acceptable.





D) le lien avec la communication officielle d’Ultime Liberté

Les résultats des votes ont été officiellement communiqués avec le compte-rendu du CA du 21 octobre, dans un document intitulé à tort “procès-verbal”.

Un procès-verbal doit être probant, ce qui n’est pas le cas du document transmis, qui est un copié-collé. La date, le lieu, et les signatures proviennent bien du procès-verbal fait à Nîmes. Mais le contenu qui les précède, et qu’ils sont censés authentifier, a été fabriqué après : les chiffres ne sont pas tous ceux du tableau informatique de dépouillement (les nuls), les abstentions sont décomptées dans les suffrages exprimés, et il contient des pourcentages, alors qu’aucun n’a été calculé le jour même.

Ultime Liberté montre ici des pratiques de communication douteuses, qui rendent essentiel le remplacement des signataires des comptes-rendus. Jusqu’ici, il s’est toujours agi de la présidente et du secrétaire, qui n’ont que rarement transcrit les échanges, voire les désaccords. A l’avenir, pour que les comptes-rendus soient indiscutables, leur élaboration pourrait, par exemple, être déléguée à l’antenne locale, via deux adhérents tirés au sort et volontaires.

D) Propositions

Pour éclairer ses votes de septembre – octobre 2020, chaque adhérent a reçu le projet des candidats, qui depuis, sont devenus les administrateurs élus. On y lit “nous proposons de faire cette année [du fonctionnement des structures de l’association] un objectif de travail mené avec les adhérents ...”.

Nous espérons que cela incluera des débats sur nos propositions des paragraphes précédents. Nous souhaitons qu’elles soient portées à la connaissance de tous les adhérents. Françoise Conte accepterait de faire partie de la commission électorale.

Le 8 novembre 2020

Le courant Renouveau et Démocratie.

http://www.ultimeliberte.info

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