Critiques sur le Rapport financier

Le groupe UL 2020 vous invite à voter contre le rapport financier de l’année civile 2019.
Le siège l’a envoyé à tous les adhérents par la poste le 16 septembre 2020, et nous l’avons étudié avec
attention.
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EXAMEN DU RAPPORT FINANCIER
L’examen du rapport financier amène diverses remarques et interrogations, dont les principales sont indiquées ci-dessous.
Il est précisé que lorsque cela était possible, des recherches complémentaires ont été effectuées sur le site de l’association, ou dans
des mails, par exemple pour préciser le nombre d’adhérents, et donc le montant attendu des cotisations. On a constaté que cette
approche n’a pas permis de lever les interrogations sur la fiabilité de certains montants présentés.
 non concordance de période couverte par le bilan financier et le bilan d’activité :
Le bilan financier couvre l’année civile 2019. Le problème est que, pendant les 10 premiers mois, le CA actuel n’était pas en
place. Le bilan d’activité traite de l’année courant entre deux AG (d’octobre 2019 à octobre 2020), ce qui est beaucoup plus
logique, puisque le CA actuel en est porteur du début à la fin. Ce déphasage entre les divers documents a déjà été signalé dans le
passé, sans qu’il y soit remédié. La conséquence est le flou sur les responsabilités : est-ce que le CA, et en particulier le trésorier,
peuvent porter la responsabilité des comptes pour une période où ils n’étaient pas encore élus ? est-ce que le trésorier peut se
porter garant de recettes et de dépenses qui ont eu lieu avant son élection ?
 Le bilan de l’année civile 2019 a été validé dans la précipitation, par la présidente et le trésorier, dès le 20 janvier
2020, pour être soumis à l’AG dix mois après. Pourquoi une telle hâte, qui avait déjà été soulignée il y a trois ans par un
membre du CA dans sa lettre de démission ?
Vous avez reçu deux bilans identiques : en janvier d’abord, avec le compte-rendu du CA du 20 janvier 2020, puis maintenant,
pour le vote !
 Les éléments de ce bilan ont-ils été vérifiés par le trésorier, et approuvés par le CA avec une connaissance
suffisamment précise des divers éléments?
Le document transmis est très succinct. Le trésorier peut-il nous assurer qu’il a vérifié toutes les dépenses et recettes de l’année
civile 2019 ? De même le CA peut-il nous assurer qu’il a validé tout ce qui est de sa compétence (y compris par exemple le détail
des frais de la présidente) ?
RECETTES : Virements internes : on trouve une rubrique « virements internes, en crédit pour 25 891,00 €, et en
débit pour 32 470,35 €» :
On peut supposer qu’il s’agit des mouvements entre les divers comptes de l’association, et on peut présumer qu’il y a un seul
compte courant et un seul compte sur livret . Est-ce exact ?
Pour ces divers comptes, qui les gère ? qui les vérifie ?
Pour les virements entre compte courant et compte sur livret, combien d’opérations sont effectuées ? (Ces opérations
alourdissent la charge de gestion ; l’association a peut être intérêt à en effectuer le moins possible, et plutôt des versements de
sommes conséquentes et « rondes » un nombre limité de fois dans l’année).
RECETTES : Cotisations et nombre d’adhérents : comment expliquer le montant des cotisations encaissées en
2019, qu’il est difficile de rapprocher d’un nombre d’adhérents ?
Le nombre d’adhérents est une donnée fondamentale pour le rapport financier, puisqu’il justifie le montant des
cotisations. Or il est quasiment impossible à connaitre avec les données diffusées par Ultime Liberté.
En effet, les divers documents soumis à l’AG ne mentionnent aucun nombre d’adhérents ; on est donc amené à rechercher
des indices, par exemple le nombre d’inscrits lors des élections.
D’après le bilan, les cotisations encaissées en 2019 s’élèvent à 54 380,70 euros, ce qui correspondrait à 2471 cotisations à 22
euros. Mais, lors des élections en juillet on évoquait 2742 adhérents à jour de leur cotisation, ce qui correspond à 60 324 euros de
cotisations (mail du secrétaire général du 26/07/2020). Il y a donc un écart en moins d’environ 6000 euros sur cette ligne.
On peut objecter qu’on rapproche des éléments non comparables, puisque l’un est pris en cours d’année, et l’autre en
juillet.
Tentons une autre approche, en utilisant les données du nouveau site officiel d’Ultime Liberté. On y trouve diverses données
sur le nombre d’adhérents, les unes dans l’onglet « carte » et les autres dans l’onglet « antennes ».
 Avec l’onglet « carte », on a 3000 adhérents; la date n’est pas précisée. On peut supposer qu’il s’agit de fin décembre
2019 ?
 Avec l’onglet « antennes », on trouve 3140 adhérents, « fin mai 2020 ».
…. mais avec ces données, les interrogations demeurent, car les écarts s’aggravent : 3000 adhérents représentent 66 000
euros de cotisations. Pourquoi, en 2019, a-t-on seulement 54 380,70 € de cotisations ? (soit un manque de plus de 10 000
euros).
On notera au surplus l’incohérence des données dans le même onglet du site : ainsi, dans l’onglet « carte », une région prise
au hasard, la Franche Comté, se voit attribuer deux nombres d’adhérents très différents (les 4 départements de Franche Comté
font : 10+22+4+4 = 40, et le tableau récapitulatif à droite indique Franche Comté : 30).
En ce qui concerne l’évolution des adhérents entre fin mai 2020 (3140) et juillet 2020 (2742), on aurait une baisse de 398
adhérents en un peu plus d’un mois.
Pour le montant des cotisations, nous n’avons pas les éléments nécessaires pour comprendre comment se justifie le
montant inscrit dans le rapport financier.
Il convient de noter que ce phénomène se reproduit depuis plusieurs années.
Accessoirement cela soulève des questions sur l’organisation administrative et l’exécution du rôle du trésorier : Quels contrôles
mis en place sur la réception des cotisations ? Combien de paiements par virement ? Combien en espèces ? comment se fait le
rapprochement entre les cotisations encaissées et la liste des adhérents à jour ? Le trésorier est-il impliqué dans ces opérations ?
RECETTES : Dons reçus en 2019
Le bilan indique un montant de 20 139.45 €. Aucune précision n’est fournie.
Combien de dons ont été reçus ? Sous quelle forme : virements, espèces, chèques ? autres ?
Y a-t-il des dons au niveau des antennes ? Quelles sont les modalités de prise en charge de ces dons ? quel est le rôle du trésorier ?
En l’absence de toute information sur ces dons, nous n’avons pas les éléments nécessaires pour notre compréhension.
 DEPENSES : Frais d’antenne
Les antennes dépensent très très peu : 3 966 € pour un an et pour 37 antennes.
Le rapport financier n’apporte aucune précision sur ces dépenses : quelle répartition entre les antennes ? Quels types de dépenses ?
Quelles justifications et quel suivi par le trésorier ?
Le décalage est énorme entre le poste le moins dépensier (celui des antennes, avec moins de 6 % des dépenses totales) et le poste
le plus coûteux (celui des déplacements et hébergements de la présidente pour formations, avec quasiment 25 %).
Cette situation a été considérée comme anormale, en février 2020, par l’antenne de Montpellier : le CA a refusé les 250-300€ que
l’antenne sollicitait pour diffusion d’un film lors d’une rencontre avec tous les adhérents. Le veto du CA a reposé sur une
supposition (“si toutes les antennes le demandaient, UL n’aurait pas le budget”). Or, si l’antenne avait invité la présidente à cette 
rencontre, au lieu d’envisager la diffusion d’un film, il serait allé de soi que l’association aurait pris en charge tous ses frais, sans
aval de qui que ce soit, et cela aurait coûté au moins autant. On constate d’ailleurs que l’association “a le budget”, pour tous les
frais occasionnés par les déplacements de la présidente, même si beaucoup d’antennes en font la demande.
 DEPENSES : Les salariés : un montant en augmentation forte
Les montants augmentent énormément d’année en année : 900 € en 2017, année de la première embauche, 2 808 € en 2018, 6 744
€ en 2019.
De plus, le Secrétaire général écrit qu’il veut transférer en octobre 2020 d’autres tâches aux salariées, ce qui laisse supposer qu’il
faudra à nouveau augmenter leur temps de travail et leur rémunération.
Existe-t-il des descriptions de leur poste de travail?
Nous ne pouvons que constater l’augmentation considérable de ce poste, sans visibilité sur la justification précise d’une
telle évolution ; nous n’avons pas les éléments nécessaires pour notre compréhension.
 DEPENSES : réunions formations
Il est précisé dans le commentaire que le quart des dépenses, soit 16 681,40 €, a été consacré en 2019 aux frais de
déplacement et d’hébergement de la présidente pour des séances de formation et les réunions locales d’adhérents.
Le tableau chiffré des dépenses ne permet pas de connaître le nombre de réunions ainsi faites, le nombre de personnes formées, et
donc si le rapport entre coût et nombre de formés justifie les dépenses. Ni de savoir comment se répartissent les frais entre les
deux sortes de déplacements (formations et rencontres d’adhérents). La seule certitude, c’est que l’association prend en charge les
frais de formations ou rencontre avec les adhérents pour une seule personne, la présidente.
De plus, comme pour les autres rubriques, il n’existe aucune comparaison facile avec les années précédentes, car, d’une année sur
l’autre, les rubriques du bilan changent, empêchant toute comparaison financière fiable. Selon nos recherches, il y aurait une
augmentation de près de 5 000 € par rapport à l’année précédente.
Néanmoins, on peut s’interroger si le niveau atteint par les déplacements de la présidente correspond bien à un bon emploi
des moyens de l’association.
 DEPENSES : Coût de l’AG / séminaire à Chaumont :
En regroupant diverses rubriques qui portent ces intitulés, le coût du séminaire et AG à Chaumont serait de plus de 21 000 euros
(31 % des dépenses annuelles).
Les éléments fournis ne permettent pas la comparaison avec les années précédentes.
Néanmoins après recherche, le coût serait supérieur de plusieurs milliers d’euros à ce qui a été organisé à Paris, Strasbourg,
ou Marseille.
Chaumont n’a pourtant pas la réputation d’être une ville chère, par rapport à ces grandes villes. De plus, le nombre des
participants aux séminaires associés aux AG ne figure dans aucun des trois rapports (moral, activité, financier), ce qui empêche de
comparer les frais par personne selon les années.
On constate donc qu’une très grande partie du budget est utilisée pour les AG et Séminaires, sur lesquels très peu d’informations
sont fournies. Ainsi on ne peut que s’interroger sur les rubriques « AG et Séminaire, frais divers » s’élevant respectivement à 5
286 € et 3 710 €, soit au total 8 996 €. Cela fait 13 % des dépenses annuelles, qui sont ainsi classés dans “divers”, sans précision.
ABSENCE DE BUDGET PREVISIONNEL
Ultime Liberté ne dispose pas de budget prévisionnel. Or celui-ci permet de clarifier les objectifs de l’association, et d’allouer
des moyens à ces objectifs.
En cours d’année, son suivi permet de mesurer les écarts entre budget prévisionnel et réalisation, et de réorienter les dépenses, les
arbitrer, les réduire.
Tel que fonctionne Ultime Liberté, les dépenses s’ajoutent en cours d’année, sans se donner les moyens de les maitriser. En cas
d’augmentation des dépenses, la solution simpliste est d’augmenter les cotisations, ce que nous vivons pour 2021.
Par ailleurs, le budget prévisionnel oblige à prévoir les conséquences des décisions prises : vouloir redonner de l’activité au
secrétariat, c’est en augmenter le coût ; définir les remboursements de frais aura de même un impact sur leur montant. On ne peut
que constater qu’UL n’est pas engagé dans cette démarche de gestion, rendue de plus en plus indispensable par son
développement.
Conclusion SUR LE RAPPORT FINANCIER
Compte tenu de l’analyse ci-dessus, nous vous invitons à ne pas valider le rapport financier en l’état :
 Le montant des recettes de cotisations n’est pas justifié par le nombre d’adhérents.
 Le montant des dons n’est appuyé par aucune donnée.
 L’augmentation des dépenses est insuffisamment explicitée, et des incertitudes fortes existent sur la validation effective
par le CA.
En outre nous estimons que 3 points doivent être pris en charge le plus rapidement possible, dans l’intérêt de l’association:
 La mise en place d’un budget prévisionnel est indispensable pour donnéer de la cohérence aux objectifs de
l’association, et permettre une meilleure gestion de ses finances.
 la période couverte par le rapport financier doit être mise en cohérence avec les dates d’assemblée générale, ce qui
contribuerait à clarifier les responsabilités du CA.
 Les adhésions doivent couvrir une période identique pour tous les adhérents, calée elle aussi sur les dates
d’élection au CA (on prend les rênes de l’association avec tant d’adhérents ; on rend les rênes au bout d’un an
avec une évolution mesurable)
Certains de ces points ont déjà été demandés les années passées, sans résultat. Nous espérons qu’ils seront enfin pris en compte.
Cela nécessiterait que l’AG 2021 ne se situe pas “au printemps 2021” comme l’annonce le CA (compte-rendu du CA du 1er juillet
2020).