Historique

Histoire de la naissance du "groupe UL 2020" devenu depuis "courant renouveau et démocratie"

Un passage éclair au conseil d’administration

Le 19 octobre 2019, Jean Brissonnet est élu au C.A.

Dès le premier Conseil d’Aministration, il insiste sur la nécessité d’un travail collectif et propose à cette fin la mise en place d’une liste sécurisée accessible aux seuls membres du conseil. Cette liste a pour fonction de permettre des échanges permanents sur tous les sujets qui se présentent et sur lesquels l’association doit agir ou prendre position. Cette proposition est acceptée à l’unanimité.

Pendant plusieurs mois, une partie des membres du C.A. travaille sur cette liste débattant de divers sujets.

Régulièrement, un appel est fait à Claude Hury et Armand Stroh pour qu’ils donnent leur avis et participent aux débats.

Suivant une tradition qui s’est avérée bien établie, la présidente et le secrétaire ne répondent pas. C’est la politique du silence, une politique qui a déjà fait démissionner bon nombre de conseillers et conseillères au cours des années passées.

Jean n’accepte pas cette situation qu’il considère comme du mépris. Il insiste fermement sans obtenir la moindre modification de comportement.

La plupart du temps, les décisions prises par le duo de décideurs sont annoncées sans qu’ait eu lieu le moindre débat. Les membres du C.A. peuvent à la rigueur procéder à quelques modifications dans les textes proposés, mais leur fonction est de cautionner les décisions prises.

La tension monte entre le nouveau conseiller et la présidente. La majeure partie des autres conseillers et conseillères acceptent l’état de fait sans réagir.

Les divergences s’aggravent

Les 15 et 16 octobre, des perquisitions dans le cadre d’une instruction préliminaire instruit par le procureur de Paris se sont produites  chez différents possesseurs potentiels de Pentobarbital (tous ne sont pas membres de l’association). Faute d’information anticipée rares sont celles ou ceux qui refusent cette perquisition comme ils en ont parfaitement le droit puisqu’aucun juge d’instruction n’a été désigné et qu’aucune commission rogatoire n’a été présentée.

Le siège de l’association qui est aussi la résidence de la présidente et du secrétaire est elle aussi perquisitionnée. Ceux-ci acceptent la perquisition et lorsque le reproche leur en est fait leur première réaction est de répondre : « HEUREUSEMENT [1]que nous avons accepté… » Suit une justification indiquant qu’ils ont prouvé ainsi qu’ils ne possèdent pas de Pentobarbital à leur domicile et donc qu’ils n’en font pas le trafic. Ils ont donc fait le choix de livrer à la police la totalité des fichiers, courrier et noms des militants de toutes les antennes dans le but de sauvegarder leur propre réputation.

Au C.A. du 20 janvier 2020, une demande d’explication de cette attitude est à nouveau présentée.

La version varie cette fois. Claude Hury, accompagnant sa phrase d’un geste d’impatience, répond  qu’il était six heures du matin qu’elle était en robe de chambre et donc qu’elle a accepté. Le scénario change donc et on  joue cette fois la surprise. Une surprise qui ne se justifie pas puisque conformément à la loi elle a dû écrire de sa main la mention:« sachant que je puis m’opposer à la visite de mon domicile, je consens expressément… etc. »

Les critiques qui ont été présentés par Jean Brissonnet sont considérées comme des insultes et la présidente évoque la possibilité de demander son passage devant la commission des conflits.

Une histoire de statut

L’antenne de Nîmes avait été chargée d’organiser le séminaire et l’assemblée générale 2020.

En examinant les statuts de 2016, les représentants et représentantes de cette antenne se sont aperçus avec surprise qu’ils avaient été votés par correspondance. Or, les statuts précédents (statuts de  2011) précisaient clairement que : «Il est nécessaire de convoquer une assemblée générale extraordinaire pour modifier les statuts ou dissoudre l’association », que «Tous les membres participent aux assemblées générales » et enfin que « Les membres qui ne peuvent pas assister en personne aux assemblées peuvent donner pouvoir à un autre membre pour les représenter (et voter en leur nom) ».

En clair, il était évident que la décision de modifier les statuts et donc de faire voter les adhérents par correspondance ne pouvait être prise que lors d’une assemblée générale extraordinaire par les membres présents ou représentés.

Il découle donc de ceci que les statuts de 2016 sont illicites.

Des débats houleux vont s’en suivre.

Les membres de l’antenne de Nîmes, dans un esprit d’apaisement, acceptent d’appliquer les statuts de 2016, mais à condition d’en faire une lecture stricte.

Or les statuts de 2016 précisent clairement que l’assemblée générale ordinaire «… entend les rapports sur l’activité du bureau et sur les situations financière et morale de l’association. Ces rapports sont soumis à un vote des adhérents présents ou représentés »[2].

Les militants de l’antenne de Nîmes ont donc fait savoir au C.A. qu’ils appliqueraient strictement cet article.

« La Présidente et le Secrétaire Général reconnaissent qu’il subsiste des incohérences dans les

statuts »[3]. Pour y remédier et éviter ainsi un débat avec les adhérents présents à l’assemblée générale la Présidente décide que de nouveaux statuts seront votés par correspondance et appliqués pour l’assemblée générale 2020, ce qui indique que l’on compte organiser l’AG 2020 selon des statuts qui n’ont pas encore été validés.

Jean Brissonnet suite à ce C.A. adressera à la présidente sa démission en indiquant les trois raisons qui l’amènent  à prendre cette décision :

  • Votre acceptation délibérée (Article 76 du CPP) des perquisitions au siège de l’association …
  • Le fait que depuis plusieurs années vous n’avez pas appliqué l’article 5.2.2 des statuts qui prévoit le vote des rapports par les présents et représentés le jour de l’AG…
  • L’action actuellement en cours et qui prévoit de modifier  ces mêmes statuts avec la même méthode et de les faire appliquer avant même qu’ils ne soient votés par l’assemblée générale extraordinaire le 17 octobre…
  • L’atmosphère conflictuelle qui règne au sein du C.A.

Naissance du groupe UL 2020

Divers échanges ont alors lieu entre ceux qui contestent la manière dont Claude Hury et Armand Stroh dirigent l’association. Les interlocuteurs et interlocutrices au cours de ces échanges prennent ainsi conscience de l’état de délabrement de certaines antennes abandonnées sans aucun recours possible auprès de la gouvernance. Certaines antennes, autrefois florissantes, sont aujourd’hui réduites à la portion congrue et faute de structures adaptées, des conflits locaux prennent naissance sans n’être jamais réglés. Il apparaît aussi que le parcours d’Ultime Liberté est pavé de démissions depuis sa création. Non seulement certains conseillers et conseillères démissionnent au cours de leur mandat, mais d’autres ne se représentent pas sachant comme le disait l’une d’elles: « qu’aucune évolution n’est possible… ».

La décision est alors prise de former un groupe afin de présenter des candidats s’appuyant sur un programme clair qui réponde aux besoins des antennes et des adhérents.

Une campagne déséquilibrée

Dés l’appel à candidatures, le groupe UL 2020 annonce qu’il présente des candidats à l’élection au C.A. .

Un site Internet est créé à l’occasion et des courriels d’informations sont envoyés aux adhérents dont chaque candidat possède la liste à titre personnel.

En réponse à cette initiative la gouvernance d’ultime liberté décide de son côté de créer un groupe de candidats et candidates intitulé : « UL continuer et développer » à partir des sortants et de quelques adherents qui se rallient à leur cause

Plus d’une trentaine de textes seront postés sur le site du “groupe UL 2020” et des tentatives de dialogue avec le groupe «UL continuer et développer » se solderont toutes par un échec

Un site Internet est aussi créé pour ce groupe. Il est à noter au passage que ce site restera pratiquement vide tout au long de la campagne et que pour les quelques textes qui seront postés, les commentaires seront systématiquement censurés et n’apparaîtront pas.

Un succès relatif

Le 16 octobre 2020, à Nîmes, sont dépouillés les votes par correspondance des adhérents.

Les candidats amenés par Claude Hury et Armand Stroh sont tous élus.

Aucun des candidats du “groupe UL 2020” n’est élu. Pour autant, on s’aperçoit rapidement que ce dernier groupe a recueilli environ 40% des suffrages et comme le disait ce soir-là un des présents : « s’il s’était agi d’un scrutin de liste vous auriez 4 élus sur 10 ».

De nombreuses manifestations de soutien et de déceptions se manifestent alors parmi les électeurs et les électrices. Tous se félicitent du succès relatif obtenu et nombreux sont ceux qui expriment le désir que l’aventure ne s’arrête pas là.

Naissance du courant renouveau et démocratie

Au cours des jours qui suivent le dépouillement des élections de nombreuses propositions sont échafaudées et de nombreuses hypothèses sont évoquées .

Le choix se résume à trois possibilités.

La première est que chacun des candidats ou candidates se replie sur son antenne pour y agir avec le maximum d’efficacité. Cette hypothèse signifiant que tous ceux qui ont espéré en leur victoire seront déçus.

La deuxième solution qui est souvent proposée est de fonder une nouvelle association. Cette hypothèse sera refusée sachant que des scissions multiples comme il s’en est passé à l’ADMD ou au CHOIX ne font que porter tort à la cause défendue.

Le seul choix est de rester dans l’association, mais de poursuivre l’action au sein d’un “collectif” en se référant au projet élaboré.

 Le « Courant Renouveau et Democratie” se veut non contestataire, mais force de propositions . suivra l’éxécution du programme proposé par le CA élu  et les modifications de comportement que va peut-être apporter sa présence..

La présidente qui avait l’habitude d’un plébiscite de plus de 90% des voix se retrouve maintenant avec 60 % en sa faveur et un courant qui s’est montré capable de mobiliser 40% des adhérents.

Comprendra-t-elle l’urgence du changement ? Modifiera-t-elle ses modes de gouvernance ? Si c’est le cas, nous ne pourrons que nous en réjouir.


[1] En majuscules dans le courriel initial.

[2] Article 5.2.2

[3] Compte-rendu du C.A. des 22 et 23 Avril 2020