Les gendarmes ont tapé à la porte fortement, je dormais pourtant avec des bouchons, mais j’ai entendu malgré tout. Une fois entrés, ils ont eu accès au produit, stocké dans le frigo. Ils m’ont demandé les identifiants et mots de passe de mes messageries (y compris protonmail) et la façon dont je m’étais procuré le produit. J’ai répondu que je l’avais obtenu par mes propres moyens en trouvant l’adresse d’un vendeur sur un forum international, sans passer par Ultime Liberté (ce qui est la vérité) et acheté par le biais de bitcoins. Je ne me souvenais pas de l’adresse exacte du vendeur. J’ai donc indiqué « qu’elle commençait par « av » ». J’ai ensuite été auditionné pendant quatre heures à la gendarmerie pour expliquer ma situation personnelle au niveau du vécu, de la santé, de mes convictions. Ils m’ont demandé si j’avais connaissance de la loi Leonetti , des pays où le suicide assisté est permis, mes habitudes d’achat sur Internet, mes loisirs, etc.

Ils m’ont dit de ne pas m’inquiéter, car j’étais auditionné en tant que témoin. Ils m’ont demandé à plusieurs reprises si Ultime Liberté fournissait un produit, je leur ai donc expliqué qu’Ultime Liberté interdisait de parler de tels produits. Ma santé psychique est fragile et je fais de nombreux cauchemars au quotidien, cette perquisition m’a beaucoup fatigué et j’ai eu beaucoup de mal à être actif les jours suivants.

Si des poursuites judiciaires venaient à être engagées, je souhaiterais être mis en relation avec des avocats spécialisés et militants dans ce domaine.

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