Ultime Liberté et l’utilisation de son argent

Ultime Liberté et l’utilisation de son argent

Dialogue avec le CA

Envoi du CRD au CA, le 10 février 2021, suivi de la réponse obtenue le 15 février

L’envoi du CRD au CA

Ultime Liberté et l’utilisation de son argent, en janvier 2021

Pour ce qui est des finances de l’association Ultime Liberté, le Courant Renouveau et Démocratie (CRD) n’est pas satisfait du compte-rendu de la réunion du CA du 29 janvier 2021 et demande au CA d’approfondir ses travaux.

Le CA dissimule les informations financières

La somme en caisse fin décembre 2020 n’est pas fournie aux adhérents. Cette habitude s’est prise l’an dernier, et nous jugeons pernicieux que le bilan financier annoncé ne soit pas le tableau des dépenses et recettes que ce terme signifie. Aucun chiffre n’est donné. Il y a un an, une adhérente, Françoise Conte, avait demandé au CA de s’en expliquer. Il lui avait été répondu que les chiffres seraient dorénavant fournis une seule fois par an, car les statuts n’imposent pas les deux informations annuelles qui étaient transmises jusqu’alors.

A ce jour, on sait donc qu’il y avait 74 254,44 € en caisse fin décembre 2019 et 84 887,74 € fin juin 2020.

Nous demandons que le CA inscrive dans son prochain compte-rendu la somme en caisse fin décembre 2020, et fournisse le bilan financier détaillé de l’année civile 2020. Ce sera se conformer aux usages des associations correctement gérées. Cela permettra surtout aux adhérents d’avoir ces informations avant de se prononcer pour ou contre le bilan financier, et non au dernier moment (voir sur ce site, https://ultimeliberte.info/index.php/elementor-489/).

La gestion financière envisagée pour la prochaine AG est mauvaise

Le CA écrit qu’il est “difficile de diminuer la forte dépense d’imprimerie pour la préparation des votes”. Il suffit pourtant de mettre en place un vote électronique, pour tous les adhérents qui l’acceptent, comme cela est devenu courant. Même avec l’intervention d’un professionnel, l’économie sera substantielle. L’AG de Chaumont (votes, séminaire, réunion des adhérents) a coûté plus de 21 000 €, soit presque le tiers des dépenses de l’année 2019 (voir sur ce site, https://ultimeliberte.info/index.php/elementor-489/). Pour l’année 2020, les adhérents ignorent toujours le coût des deux votes / AG de l’année, comme nous venons de le déplorer. Décider de maintenir des frais d’imprimerie et d’envois postaux qui atteignent de telles proportions est une décision dangereuse pour l’équilibre financier de l’association.

Nous demandons que le CA mette en place le vote électronique pour le prochain vote par correspondance qui tiendra lieu d’AG en avril 2021 (complété évidemment par un vote papier, mais seulement pour les adhérents qui n’ont pas communiqué d’adresse mail)

Le coût faramineux des gardes à vue aurait pu être évité

Il est dû à une mauvaise information des adhérents par le national. Ce n’est pas maintenant qu’il faut informer, après que les gardes à vue ont eu lieu (“certains avocats étaient commis d’office : il faut savoir que, dans ce cas-là, les frais de la première journée de garde à vue sont pris en charge par l’Etat …”).

Il fallait le dire avant. Et c’est une omission fâcheuse du compte-rendu, que de ne pas reconnaître qu’Ultime Liberté avait donné des consignes contraires, pas à tous les adhérents d’ailleurs : “que chaque antenne se choisisse un avocat, et que les adhérents contactent l’avocat de leur antenne en cas de problème”. Une grande partie des 8 328 € actuellement facturés (car il semble que ce soit une facture partielle) est la conséquence directe du fait que certains gardés à vue ont suivi les instructions du national. Alors qu’un avocat commis d’office aurait suffi, puisque, pour une garde à vue, l’avocat se borne à constater que le déroulement est bien légal, et n’intervient pas sur le contenu.

C’est la deuxième fois qu’Ultime Liberté informe trop tard. Pour les gardes à vue, cela a seulement des conséquences financières ; mais, pour les perquisitions, il n’est pas pardonnable que le national ait ignoré qu’il était possible de refuser les perquisitions, et n’en ait pas informé les adhérents. Un avocat avait pourtant été consulté ; il s’agit de Me Verra, l’un des deux avocats retenus actuellement par le CA ; il n’avait pas fourni ces informations essentielles, ou ses conseils n’avaient pas été correctement transmis aux adhérents.

Nous considérons qu’il n’est pas bon qu’Ultime Liberté privilégie un avocat spécialisé en droit du travail et de l’immobilier, au motif qu’il “soutient notre cause”, comme écrit dans le compte-rendu du CA, et qu’il est peut-être prêt à travailler gratuitement. Le tout premier critère de choix pour un avocat de l’association doit être qu’il soit pénaliste.

L’injonction du CA concernant les futurs avocats, et donc leur coût, est illégale et infantilisante

Le CA donne un ordre offensant, et impossible à mettre en pratique (“le CA précise qu’à partir de maintenant, seuls les avocats de l’association qui soutiennent notre cause : un avocat sur Nancy [c’est Me Verra] et un sur Grenoble [qui ?] sont reconnus pour la défense des gardés à vue ainsi que pour les éventuelles poursuites des adhérents perquisitionnés”).

Cette phrase montre une méconnaissance préoccupante des règles en matière de choix et rémunération d’avocats. Le paiement des avocats individuels (pour tous les adhérents concernés, quelle que soit leur fonction dans l’association, donc y compris la présidente) diffère de la convention d’honoraires entre l’association et son avocat.

Les conséquences financières, tant pour les individus que pour l’association, ne peuvent résulter que d’échanges avec les avocats, avant qu’ils ne débutent leur travail, ainsi que le prévoit la loi, laquelle inclut le libre choix de son avocat par tout citoyen.
Nous pensons qu’il est nécessaire et urgent que le CA clarifie son discours, en concertation avec tous les adhérents concernés, mais sans les avocats pressentis par le national, afin que ses propositions concernant les avocats deviennent réalistes et applicables. Nous venons en effet d’apprendre que la juge convoque des gardés à vue, le 5 mars.

Le courant Renouveau et Démocratie, le 10 février 2021

La réponse du CA

(envoyée individuellement à Françoise Conte, qui avait transmis cet envoi à la liste1 de discussion des adhérents d’Ultime Liberté)


Bonjour,

Après lecture par le C.A. du texte que vous avez envoyé au C.A. précédemment, concernant diverses questions que certains adhérents se posent par rapport aux décisions récentes du C.A.., le C.A. décide :

1. Qu’il est lui-même parfaitement capable de prendre en compte un certain nombre d’inquiétudes des adhérents dans les circonstances difficiles actuelles, qu’il a été élu pour prendre de telles décisions et qu’il n’a nulle injonction à recevoir sur ces sujets de la part d’un groupe minoritaire d’adhérents.

2. Que le que le ton polémique employé et le dénigrement systématique de l’action du C.A. qui s’y trouve contreviennent à la bienveillance attendue d’échanges constructifs.

3. D’autre part, concernant la demande de publier ce texte sur la liste de discussion, cette façon de procéder laisse à penser que le “Courant Renouveau et Démocratie” cherche à utiliser cette liste de discussion comme terrain de campagne électorale en vue de la prochaine A.G. , ce qui a été explicitement exclu dans la règle de fonctionnement de cette liste approuvée par le C.A.

Et donc qu’en conséquence ce texte ne saurait être publié tel quel sur cette liste de discussion.

Ces tentatives successives de déstabilisation du C.A. légitiment élu et de ses décisions, ainsi menées par les instigateurs du “Courant Renouveau et Démocratie” sont inadmissibles.

Il est donc désormais inutile de chercher à faire passer sur la liste de discussion des textes dont l’intention de nuire à l’autorité légitime du C.A. est manifeste.

Pour le C.A.

Armand Stroh

Commentaires : 2

  1. Charles Schneider dit :

    les activités de l’association sont elles en train de se restreindre à cette sorte de guerre civile? L’avenir de sa vocation première est sérieusement compromis et celle ci me semble déjà moribonde. Quel dommage!

    • gilles argoud dit :

      L’association n’est pas moribonde, car il y a encore quelques adhérents totalement bénévoles et de leur temps et de leurs deniers, et même de leur liberté, à l’écoute des demandes des autres adhérents et qui n’hésitent pas à se déplacer et s’entretenir avec eux autant qu’il est nécessaire. Et cette action est maintenue malgré les risques aggravés encourus par la faute de la présidente et du secrétaire de l’association qui ont livré à la justice tous les moyens d’accès à toutes les informations sous toutes leurs formes produites. Ainsi il est bon de savoir que par cette faute qui est de l’ordre de la délation, chaque adhérent de l’association est fiché et surveillé étroitement. Dire que l’association est moribonde est donc faire injure aux adhérents encore actifs sur le terrain d’une part, et se rendre complice de la haute trahison des premiers élus de l’association.

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