Réponse à la lettre de Claude Hury adressée aux adherents

Réponse à la lettre de Claude Hury adressée aux adherents

Réponse aux décisions que le CA vient d’annoncer, pour le CRD, et pour la suite judiciaire

par Jean Brissonet

Fin janvier 2021, Claude Hury vient d’adresser à tous les adhérents, en parlant au nom du conseil d’administration, une lettre dans laquelle elle annonce qu’elle a décidé “de clarifier une situation devenue intenable ». Nous en sommes ravis !

Démocratie

Dans un rappel solennel, elle écrit: « Tous les membres du CA ont été démocratiquement élus » et elle précise ensuite que “le courant d’opposition Renouveau et démocratie avait présenté 7 candidats […] donc aucun n’a été élu ».

Tout ceci est la pure vérité et nous ne pouvons que confirmer ces affirmations. Mais…

  • Elle oublie de préciser que malgré seulement 3 mois de préparation et aucun accès à l’ensemble des adhérents nous avons tout de même fait 40% des voix.
  • Ce n’est pas parce qu’une élection a été gagnée que l’opposition doit être privée de toute expression vis-à-vis des électeurs et que toute contestation de sa part doit être considérée comme une attaque inadmissible et condamnable. Le propre de la démocratie est justement l’équilibre entre courants majoritaires et minoritaires qui doivent tous pouvoir s’exprimer librement en toute légalité. Ainsi va la démocratie !

Site Internet et priorités financières

Claude Hury explique ensuite que notre courant souhaite ” susciter la confusion chez les adhérent.e.s et les autres visiteurs de leur site. » Elle indique que notre site utilise les termes “association Ultime Liberté” alors que nous ne sommes pas l’émanation de l’association.

Ceux qui ont visité le site savent pertinemment que le titre de notre site est ”Courant Renouveau et Démocratie” et si le terme Ultime Liberté se trouve affiché c’est parce que nous appartenons tous à l’association.

Il n’est pas question pour nous d’« obtempérer » et de supprimer la référence à Ultime Liberté, mais comme nous l’avions déjà reconnu lors de notre première réponse (https://ultimeliberte.info/index.php/2021/01/29/finir-sa-vie-hater-la-mort-au-grand-age-2/#comment-41) , il nous semble logique de procéder à une petite modification. Nous le faisons donc unilatéralement en espérant que le CA fera preuve envers nos demandes de la même ouverture d’esprit.

Fausses informations ?

La présidente indique que contrairement à ce que nous affirmons « Le CA a bien pris en compte la situation des gardés-à-vue », les a réunis pour une visio-conférence, a convenu d’une procédure pour gérer la situation et « choisi 2 avocats » dont l’association paiera les honoraires et qui sont “bien pénalistes” (en gras dans le texte), « ce que le courant Renouveau et Démocratie conteste ».

Elle affirme enfin que “la situation exige de choisir des avocat.e.s qui se sont positionné.e.s en accord avec les objectifs de l’Association. »

Ces affirmations appellent plusieurs remarques

  • L’association n’est pas pour le moment mise en cause dans la procédure qui est engagée. Ce sont des individus qui ont été mis en garde à vue à titre personnel. Pourquoi à ce moment-là le CA se permet-il de décider ce que doivent faire les individus concernés sachant que certains d’entre eux ne sont pas des militants engagés de notre association ? S’il doit y avoir remboursement de certains honoraires d’avocat, il est normal que cela soit valable pour tous les avocats concernés et choisis par les individus mis en cause  et non pas par Claude HURY et Armand Stroh.
  • Nous avons affirmé et nous le répétons à nouveau : ces 2 avocats ne sont pas des professionnels connus et aguerris dans le domaine pénal. Dans la chasse au Snark, Lewis Carol écrit : que l’homme à la cloche affirme : “ce que je dis trois fois est absolument vrai. ». Notre présidente a, semble-t-il, trouvé une variante plus moderne qu’on peut résumer ainsi : « Ce que j’écris en caractère gras est absolument vrai ». Il se trouve heureusement que nous n’avons plus la naïveté d’Alice au pays des merveilles, que nous sommes allés voir au fond quelle est la vérité et qu’il s’avère que l’affirmation de la présidente est inexacte : les deux avocats choisis ne sont pas des spécialistes du pénal. La preuve de cette incontestable vérité vous est apportée dans l’annexe I du présent article.
  • Il nous semble enfin que dans l’état des risques encourus il n’est pas très important que les avocats partagent nos convictions, il y a simplement intérêt à ce qu’ils soient le plus compétents possible. Un accusé ne cherche pas à ce que son avocat l’approuve, il souhaite seulement qu’il soit capable de le défendre

L’équipe d’animation du CRD

PS1/ Claude Hury se plaint aussi que nous ayons soumis un questionnaire aux adhérents de l’association. C’est une initiative qui date pour nous de plusieurs mois et que nous avons déjà pu mettre en œuvre après y avoir longuement travaillé. Que le CA ait eu plus tard la même idée, mais qu’il ne l’ait pas encore mise en œuvre est son problème, ce n’est pas le nôtre. La logique serait d’ailleurs que les résultats de ces questionnaires soient analysés conjointement afin de faire la meilleure photographie possible des adhérents de notre association.

Il faudrait pour cela que les 2 parties soient capables de coopérer pour le bien de tous…

PS2/ La lecture de cette lettre montre que Claude Hury est une fidèle visiteuse de notre site. Nous en sommes très flattés.

PS3/ Ce qui n’est pas dit dans cette lettre est tout aussi intéressant que ce qui y est dit. En effet, nulle part ne sont évoquées les raisons de ces mises en garde à vue et les responsabilités qui en découlent. Nous incitons nos lecteurs à s’inscrire (https://ultimeliberte.info/#page-top) pour être prévenus de la parution des nouveautés sur notre site, car ce sujet fera l’objet d’un prochain article.

À bientôt donc.

.


  ANNEXE

Pénalistes ou pas pénalistes ?

Nous allons essayer de répondre ici à la question de savoir si les avocats choisis sans concertation par la présidence sont vraiment des pénalistes à la hauteur de l’enjeu.

Peut être est-il nécessaire auparavant de rappeler clairement quelques définitions

Le droit pénal concerne les rapports entre l’individu et la société dans son ensemble. Il punit les individus qui commettent des actes ou ont des comportements interdits par les lois votées par le législateur, représentant de la société. Le droit pénal vise à faire respecter l’ordre public et à protéger la société. C’est un droit répressif.

Le droit civil quant à lui concerne les rapports entre les personnes et vise à régler les différends entre particuliers. Le droit civil se divise lui-même en plusieurs compartiments : le droit de la famille, le droit des contrats, le droit des sociétés, etc. Le droit civil est essentiellement un droit des contrats. C’est un droit privé. Le rôle du juge civil est d’arbitrer les conflits privés.

Le diplôme d’avocat permet de s’investir dans n’importe laquelle de ces spécialités ; c’est pourquoi pour aller au-delà du déclaratif, nous avons consulté un annuaire qui répertorie les domaines d’intervention des avocats en fonction des affaires dans lesquelles ils sont intervenus. L’information ainsi recueillie est donc totalement objective.

Nous avons d’abord constaté que le nom de ces avocats n’évoque chez Google aucune affaire retentissante et que seuls apparaissent l’écho de leur présence et la preuve de leur appartenance au barreau ;

Consultons donc la fiche de Me Vera .

Nous constatons que ses interventions sont limitées au domaine public et surtout au domaine civil avec ses déclinaisons: droit social et droit commercial. Il apparaît pourtant dans 2 procès qui peuvent être du pénal : droit criminel et droit fiscal . Sachant que 303 interventions ont été répertoriées on est dans l’obligation de constater que l’expérience de cet avocat se situe majoritairement dans le domaine civil.

La consultation de la fiche de Me Levy Soussan amène à peu près aux mêmes constatations, la proportion étant cette fois de 6 sur 278 et la conclusion est la même .

Qu’on nous comprenne bien. Il ne s’agit nullement de dénigrer ces 2 professionnels que nous supposons très compétents dans leurs domaines, mais de dire que cette affaire aurait du être confiée à un pénaliste ténor du barreau de Paris, ce qui nous aurait assuré non seulement une solide défense, mais aussi une médiatisation bienvenue pour notre cause.

Encore une occasion perdue !

  ANNEXE

Pénalistes ou pas pénalistes ?

Nous allons essayer de répondre ici à la question de savoir si les avocats choisis sans concertation par la présidence sont vraiment des pénalistes à la hauteur de l’enjeu.

Peut être est-il nécessaire auparavant de rappeler clairement quelques définitions

Le droit pénal concerne les rapports entre l’individu et la société dans son ensemble. Il punit les individus qui commettent des actes ou ont des comportements interdits par les lois votées par le législateur, représentant de la société. Le droit pénal vise à faire respecter l’ordre public et à protéger la société. C’est un droit répressif.

Le droit civil quant à lui concerne les rapports entre les personnes et vise à régler les différends entre particuliers. Le droit civil se divise lui-même en plusieurs compartiments : le droit de la famille, le droit des contrats, le droit des sociétés, etc. Le droit civil est essentiellement un droit des contrats. C’est un droit privé. Le rôle du juge civil est d’arbitrer les conflits privés.

Le diplôme d’avocat permet de s’investir dans n’importe laquelle de ces spécialités ; c’est pourquoi pour aller au-delà du déclaratif, nous avons consulté un annuaire qui répertorie les domaines d’intervention des avocats en fonction des affaires dans lesquelles ils sont intervenus. L’information ainsi recueillie est donc totalement objective.

Nous avons d’abord constaté que le nom de ces avocats n’évoque chez Google aucune affaire retentissante et que seuls apparaissent l’écho de leur présence et la preuve de leur appartenance au barreau ;

Consultons donc la fiche de Me Vera .

Nous constatons que ses interventions sont limitées au domaine public et surtout au domaine civil avec ses déclinaisons: droit social et droit commercial. Il apparaît pourtant dans 2 procès qui peuvent être du pénal : droit criminel et droit fiscal . Sachant que 303 interventions ont été répertoriées on est dans l’obligation de constater que l’expérience de cet avocat se situe majoritairement dans le domaine civil.

La consultation de la fiche de Me Levy Soussan amène à peu près aux mêmes constatations, la proportion étant cette fois de 6 sur 278 et la conclusion est la même .

 

Qu’on nous comprenne bien. Il ne s’agit nullement de dénigrer ces 2 professionnels que nous supposons très compétents dans leurs domaines, mais de dire que cette affaire aurait du être confiée à un pénaliste ténor du barreau de Paris, ce qui nous aurait assuré non seulement une solide défense, mais aussi une médiatisation bienvenue pour notre cause.

Encore une occasion perdue !

Commentaires : 5

  1. aline grimbert dit :

    Il ne peut y avoir de commentaire parce qu’on reste sans voix devant tant d’amateurisme. Quel gâchis !!

  2. Dominique Kleitz dit :

    Jean, tu serais un excellent avocat !
    Merci pour cette réponse très documentée à Claude Hury.
    Je suis effarée par son incompétence.
    Dominique k

  3. Elie Bonnamour dit :

    de la même manière pour l’antenne de Lyon l’avocat conseillé est maitre Marie-Noëlle Frery. il se trouve que je l’ai connu il y a 20 ans environ pour un dossier de contentieux entre un collectif associations et les collectivités locales pour une attribution de subventions que nous contestions. cette affaire s’est plaidée auprès du tribunal administratif. maitre Frery est spécialisée en droit public en particulier pour défendre des dossiers de personnes en situation illégale sur le territoire. c’est tout à fait honorable mais là encore ce n’est pas un avocat pénaliste. pour information

    • JE CONNAIS AUSSI MARIE HÉLÈNE FRERY…DEPUIS LONGTEMPS.
      ELLE EST REMARQUABLE, ENGAGÉE, MOTIVÉE MAIS PAS , ME SEMBLET-IL, POINTUE EN DROIT PÉNAL.
      PAR CONTRE DANS SES RELATIONS SUR LYON , ELLE A ACCÈS À DE SOLIDES « PÉNALISTES ».
      PHILIPPE MICHEL

    • annie dedourge dit :

      Je suis attentive à l’intérêt des commentaires de chacuns(es)
      Toute EVOLUTION passe par de nombreux “compromis enrichissant”

      Effectivement, travailler conjointement sur le résultat des questionnaires “montrerait le chemin d’un DIALOGUE CONSTRUCTIF.

      Aussi “ENTENDRE” les demandes des adhérents…….et ceux “VOLONTAIRES à s’engager “là ou ils souhaitent s’investir…….. tout en respectant “leurs expériences, compétences, valeurs morales…….)

      Je renouvele une “vraie espérance” à pouvoir travailler ensemble.

      Et ” DEVELOPPER”

      Au chapitre 3 “Modes d’action” STATUT du 1er juillet 2020

      – chaque adhérent doit pouvoir compter sur “LA SOLIDARITE”

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