La valse-hésitation

La valse-hésitation

par Jean Brissonnet

Il y a une dizaine de jours, j’ai reçu — non sans quelque étonnement — une lettre recommandée avec accusé de réception provenant de l’association Ultime Liberté et où il était écrit ceci :

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Monsieur Jean Brissonnet,

Le Conseil d’Administration de l’association Ultime Liberté s’est réuni le 12 mars 2021 par visio-conférence.

Les 10 membres ont voté à l’unanimité l’enclenchement d’une procédure d’exclusion vous concernant pour motifs graves et attitude portant préjudice à l’association.

Comme le prévoient les statuts (article 2.3) et le règlement intérieur (gestion des conflits, article 2) le CA vous propose d’entendre vos explications lors d’une visio-conférence.

Plusieurs dates vous sont proposées : mardi 23 mars ou mercredi 24 mars ou jeudi 25 mars à 10 h ou 16 h, vendredi 26 mars à 10 h.

Merci de me faire connaître votre choix rapidement ; vous recevrez un lien pour vous joindre à la réunion.

La Présidente : Claude HURY

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J’ai noté avec tristesse que le tutoiement nous avait quittés et que le pâté berrichon que j’avais confectionné et que nous avions consommé en regardant deux ânes s’ébattre devant nous — lors d’une de ces journées au cours desquelles la présidente venait donner des informations à l’antenne du Gard alors en création — était passé aux oubliettes de l’histoire.

J’ai immédiatement répondu par un courriel le 17 mars 2021 à 6h25 de la manière suivante :

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Bonjour à tous les membres du conseil d’administration,

J’ai bien reçu la LRAR de Claude HURY parlant au nom des membres “unanimes” du conseil d’administration et qui prévoit le déclenchement à mon égard d’une procédure d’exclusion pour «motifs graves et attitude portant préjudice à l’association”.

J’ignore ce que sont les motifs graves en question et je suis certain de n’avoir porté aucun préjudice à l’association. 

Je souhaiterais que tout le monde puisse en dire autant.

C’est pourquoi je suis tout à fait d’accord pour participer à un ZOOM destiné à débattre de ce sujet à la condition expresse que me soient envoyés préalablement par écrit les motifs détaillés qui prouvent que j’ai porté préjudice à l’association.

Faute de recevoir ces informations, je m’abstiendrai de participer à une comédie dont la fin est déjà écrite.

Dans l’attente de vos informations “unanimes”, recevez, Mesdames et Messieurs, mes plus sincères salutations.

Jean

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Et j’ai attendu… Vainement.

Le 24 mars au matin, j’ai envoyé à Claude Hury ce courriel :

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Bonjour Claude,

 Lorsque j’ai reçu ta lettre recommandée m’indiquant qu’une procédure avait été enclenchée à mon égard pour motifs graves et attitude portant préjudice à l’association, j’ai évidemment répondu immédiatement en demandant à ce qu’on veuille bien me fournir les détails justifiant ces accusations.

Comme tu le sais, actuellement toute personne mise en examen a le droit de connaître son dossier afin de préparer sa défense.

J’ai attendu le premier jour qui m’était proposé pour la réunion envisagée et je n’ai toujours pas reçu de réponse.

J’en déduis donc que tu ne feras pas parvenir les informations demandées.

 J’avais indiqué que, si c’était le cas, je ne participerais pas à la réunion. J’ai changé d’avis, tant je suis curieux de savoir quel préjudice j’ai pu porter à l’association.

 C’est pourquoi je t’indique que je suis disponible le jeudi 25 mars à 16 heures pour me joindre, comme tu le demandes, à cette réunion.

 Dans l’attente du lien permettant la connexion,

 Cordialement,

 Jean Brissonnet

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Et j’ai encore attendu… Vainement !

Le 25 mars au matin, j’ai envoyé à nouveau un courriel à Claude Hury.

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Bonjour Claude.

Je n’ai reçu à cet instant aucune réponse à ma demande de lien pour la réunion de cet après-midi à 16 heures, créneau qui correspond à l’une des heures que tu avais proposées.

Que se passe-t-il ?

Je reviendrai pourtant devant mon ordinateur cet après-midi à l’heure dite au cas où tu me ferais parvenir ce lien au dernier moment.

Cordialement,

Jean Brissonnet

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Cette fois, peu de temps après, j’ai reçu la réponse suivante :

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Bonjour Jean,

 Après consultation de notre avocat et pour éviter toute contestation, le CA rassemble les éléments qui justifient cette exclusion et les communique à l’avocat.

Pour respecter les délais de préparation, le CA proposera donc de nouvelles dates pour l’entretien dans environ un mois.

Cordialement,

Pour le CA,

La Présidente Claude HURY

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J’ai noté avec plaisir que mon prénom avait à nouveau émergé et que la cordialité semblait être revenue comme au temps où j’avais pour Claude toute l’estime et la reconnaissance que l’on peut avoir vis-à-vis de quelqu’un qui a fondé une association dont on partage les buts.

J’attends l’avenir avec la plus grande sérénité, car si j’admets que, depuis ces temps passés et après un séjour déstabilisant au conseil d’administration, j’ai beaucoup critiqué la présidence (ce qui est le droit de chacun dans une démocratie), je demeure persuadé de n’avoir causé aucun tort à l’association elle-même.

Bien au contraire !

À suivre…

Commentaires : 2

  1. Charles Schneider dit :

    Quand je pense que j’ai adhéré à Ultime Liberté pensant y trouver un mouvement encore plus motivé que l’ADMD, auquel je reste fidèle d’ailleurs, pour faire avancer la cause de la liberté de mourir clairement librement et en ayant le droit de se faire aider explicitement…Quel gachis!

    • Annie DEDOURGE dit :

      Je trouve la lettre de Madame Claude Hury qui est adressée à Monsieur Jean Brissonnet.

      Une volonté d’ouverture, d’apaisement, de concertation à lui proposer une “vidéconférence” sur l’explication des motifs graves

      qui lui sont reprochés et son exclusion.

      Puis dans un second mail, le 26 mars Mme Claude Hury demande un processus d’EXCLUSION” avec le soutien d’un avocat.

      Afin d’éviter toute “contestation” de Mr Brissonnet.

      Une manœuvre INTERNE d’Ultime Liberté qui pourrait nous interpeller sur son fonctionnement ,

      Peut-on encore CROIRE:

      au chapitre 3 STATUT du 1er juillet 2020

      – Moyens d’action-

      – Développer la solidarité et l’entraide pour tous…..avec les adhérents volontaires à s’engager

      -l’organisation des accompagnants dans les antennes (sur le plan national)

      – sécuriser et enrichir la relation dans la confiance, le respect……

      Est-ce que la DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

      serait-elle plus DIFFICILE à réussir

      Qu’ABATTRE l’ADVERSAIRE !!!!!

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