La chronique « exclusion » continue.

La chronique « exclusion » continue.

Chroniques personnelles

         Par Françoise Conte                

(mais soyez sûrs que je préfèrerais m’occuper des buts principaux d’Ultime Liberté : j’agis pour stopper ce que je ne suis pas la seule à considérer comme préjudiciable à l’association, et que j’appelle un déni de démocratie )

Nos règles établies disent que, dans Ultime Liberté, on ne peut pas exclure n’importe comment : d’après les statuts, il faut des motifs graves ; et d’après le règlement intérieur, seuls quatre motifs peuvent être invoqués :

– non respect des règles établies : je n’en suis pas accusée

– refus de paiement de la cotisation : non plus

– attitude portant préjudice à l’association : j’en suis accusée

– fautes intentionnelles : aussi.

Le CA a donc à juger :

– si j’ai eu une attitude portant préjudice à la personne morale Ultime Liberté. Par exemple, selon moi, ce serait avoir soutenu des opposants en public, bidouillé des élections, donné à la police les moyens d’accéder aux échanges cryptés entre adhérents ; mais cela exclut, toujours par exemple ( ! ), les éventuelles attitudes qui auraient froissé la personne physique « présidente » (qui aurait alors pu saisir la commission des conflits).

– si l’éventuel préjudice a été grave. Par exemple, au sujet des contestations des décisions des instances dirigeantes qu’on me reproche, je les assume. Mais je considère que c’est prendre la question à l’envers que de m’en blâmer. Un fonctionnement démocratique banal autorise la contestation. Ecrire que la controverse cause un préjudice à l’association, et un grave, c’est se croire dans un système autocratique, anarchiste, fasciste, monarchique, ou autre, mais pas démocratique !  Envisager d’exclure des adhérents  au motif qu’ils expriment leur point de vue, j’affirme que c’est çà qui cause un préjudice grave à Ultime Liberté.

– si l’éventuel préjudice provient d’une faute. Personne n’est à l’abri de commettre une erreur, mais les documents que j’ai reçus ne m’ont pas permis de trouver quelque chose de faux que j’aurais dit (au passage : si vous voulez que je vous communique les treize accusations qui me sont faites, demandez-le moi, et je vous les ferai parvenir, après avoir enlevé ce qui pourrait mettre en cause d’autres personnes contre leur gré)

– si l’éventuel préjudice provient d’une faute que j’aurais commise, moi. Là, la bât blesse franchement, car certains reproches sont adressés au CRD. Mon nom n’apparaît parfois même pas. J’ai rappelé à plusieurs reprises que le CRD est un groupement informel d’adhérents d’Ultime Liberté, sans personnalité juridique, et qu’il est impossible d’imputer à une personne physique particulière (Jean Brissonnet et moi, en l’occurence) les agissements de ce collectif.

– si l’éventuel préjudice provient d’une faute que j’aurais commise, moi, intentionnellement. Je suis accusée d’avoir fait exprès de nuire à l’association. Je n’ai pas trouvé les documents d’accusation correspondants.  Rien de ce que j’ai mis en gras ci-dessus n’y est mentionné…

Cette procédure, je la trouve disproportionnée depuis le début. Si je me bats là-dessus, alors que je préfèrerais m’occuper des buts de notre association, c’est à mon corps défendant, au sens propre ! 

Commentaires : 3

  1. Jacqueline Crespy dit :

    Je crois qu’il y a de la part de ceux qui nous “gouvernent au sein de l’asso, plusieurs amalgames:
    – confondre contestation d’une politique et faute grave ou préjudice à l’asso, c’est oublier que, à l’intérieur de n’importe quelle structure, toute personne dispose du droit à ne pas être d’accord avec la politique menée et de l’exprimer
    – confondre l’association avec son équipe dirigeante (et identifier la remise en cause de la position de cette équipe avec celle des statuts de cette asso) c’est méconnaître le fait que les équipes dirigeantes ne sont pas inamovibles et qu’elles sont, dans le cas de UL, soumises à un vote annuel
    – confondre Jean Brissonnet et Françoise Conte avec le CRD, c’est nier que, dans l’asso, chacun dispose de sa capacité de jugement et qu’un mouvement comme CRD ne se réduit pas à 2 de ses membres
    En outre, mettre en cause deux membres du CRD vise à jeter le discrédit sur la constitution d’une liste de candidats au CA qui n’émanerait pas directement de la direction actuelle qui a déjà “choisi” son futur président en la personne de Bernardo, nommé opportunément à la fonction de vice-président, fonction qui, à ma connaissance, n’existait pas jusqu’à maintenant.
    Amicalement. Jacqueline

    • Merci pour cette analyse que je partage , et je partage également les arguments de Françoise à présenter au CA lors de la procédure d’exclusion ,en regrettant tout ce temps employé à préparer sa défense ,comme je regrette que le CA d’UL soit chargé de ces 2 procédures d’exclusion pour ces 2 motifs. J’attends leur décision .

    • Dominique Kleitz dit :

      Jacqueline, merci pour ton analyse de la situation que je partage aussi complètement;
      Je peux ajouter pour la défense de Jean et Françoise que, s’il y a eu des conduites préjudiciables à UL au sein de l’association, elles ne sont pas le fait des 2 “accusés” mais de personnes appartenant à la direction d’UL.
      Le fait de livrer à la police TOUTES LES COORDONNEES, LES COURRIERS CRYPTES, LES MOTS DE PASSE, a été préjudiciable à l’association et en particulier aux 12 adhérents actifs qui sont mis en examen devant la justice !
      Le fait, pour Patrice Bernardo d’écrire dans un courrier officiel, en CLAIR, adressé aux adhérents “sous sa responsabilité”, ceux du Sud, que UL ne doit pas se limiter à “FOURNIR UN PRODUIT” mais doit aussi participer à élaboration d’une loi, est-il conforme aux statuts ? Parler ouvertement du “produit”, en clair n’est pas autorisé par les statuts, à ce que je sache !
      Nos trois dirigeants ont-ils reçu un blâme officiel ? Ils n’ont même pas répondu aux demandes d’explications de certains adhérents indignés !
      Dominique Kleitz (Gard)

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